Chanson amère.
Paroles et musique : J. M. DEUDON
AQUARIUM Album : entre deux mers

Chaque fois que je pars sur la mer, ma femme prend son temps de vivre
Elle trouve son bonheur sur terre, ça m’fait pas mal, moi je respire

D’un cœur frivole elle s’amuse, pendant qu’j’fais route vers les Seychelles
qu’aux paradis terrestres elle s’use, moi j’m’use pas à penser à elle

[Refrain] :

Ô ! combien de grands marins,
Combien de capitaines
Sont en peine ?
Ô ! combien de capitaines
Et combien de marins
Sont chagrins
?


Si elle est la première au port, le jour où tous les bateaux rentrent
Elle souhaite que je n’sois pas à bord, que les requins m’aient crevé le ventre

Car ma femme n’est pas comme vous, Femmes qui espérez sans cesse
Que la mer vous rende votre époux, la mienne voudrait bien que j’y reste

[Refrain] :

Elle m’aimait pourtant autrefois, quand j’partais elle était malade,
Je pense à la première fois, quand de Brest j’ai quitté la rade !

Mais les larmes qu’elle avait aux yeux, N’étaient que larmes qui vous mentent
rester à terre ‘ paraît qu’c’est mieux, moi, c’est pas la mer qui me tourmente

[Refrain] :

Mer, je suis né pour être à vous, au plus profond de vos entrailles,
Je n’ai jamais aimé que vous, ailleurs où voulez-vous que j’aille ?

Rester au sec sur le caillou, C’est pas pour un gars d’la marine,
Mer je resterais votre époux, ma terrienne est bien trop mutine.

[Refrain] :